samedi, mars 03, 2007

Mésaventure

2:00AM: cette nuit.

Je suis confortablement assoupi dans mon lit. Le son du silence persiste à vouloir me traîner jusqu'aux bras de morphée. Je suis dans les limbes, le purgatoire du sommeil. L'ambiance est troublée, j'entends un "toc.toc.toc." sans équivoque. Quelqu'un est ici, dans la maison, voir même dans ma chambre. Ais-je rêvé? Je lève les yeux et scrute la pièce: rien. Je tourne la tête vers la fenêtre en l'attente d'une silhouette. Au travers cet épais rideau improvisé, seule la lune, qui,d'une clarté ravissante, parvient à pénétrer la pupille élargie de mon oeil aguerrit. Du calme: j'ai rêvé. Étrange tout de même ... tout avait l'air si vrai ...

La sonnerie retentit. Je me lève en sursaut et file a la porte. Dehors : d’énormes flashes rouges et jaunes, 3 ou 4 camions d’incendie. J’ouvre la porte :

- Hey ! J’pense quel feu est pogné, ya des trucks partout.

- Euh … Ouain qu’est-ce qui se passe ?

- Je sais pas, je checkais par la vitre pis c’est ça qu’jai vu…

- … Okay, j’va m’habiller.

Lui répondis-je en refermant aussitôt la porte derrière moi.

Mon oncle a toujours été un personnage excentrique. Maintenant qu’il a fait acquisition d’une propriété à trois pas de chez nous, j’aurais du me douter que la présence d’un quelconque hurluberlu, a cette heure précise, ne pouvait être expliqué que par lui. Je regrettais déjà la dernière phrase que je lui avais dite. Diable, pourquoi devais-je aller m’habiller. J’aurais du tout de suite lui expliquer que la présence des pompiers était devenu un évènement plutôt banal ici. Voisins d’une usine désuète de planchers de bois francs, il n’est pas rare de voir le séchoir faire des sienne, le voisinage s’y est habitué.

C’est à ce moment-ci de l’histoire que nous nous sommes rendus jusqu’aux pompiers. Il semble que les bonhommes jaunes nous fixaient d’une manière plutôt étrange. 2 :15 et pas le moindre signe de fumée : une fausse alerte. Je me ramène chez nous.

- En tout cas, si ya de quoi j’tappel, on sait jamais c’qui peut s’passer aik le feu, hein !

Je me déshabille et me couche pour une deuxième tentative, les yeux bien ouverts fixant le plafond. La nuit va être dure/courte/pénible.

Libellés :

1 Comments:

Blogger Virginie said...

Une gang de pompiers débarquant chez moi au milieu de la nuit........ moi aussi j'aurais tout plein de raisons de ne pas dormir ;)

4 mars 2007 à 08 h 20  

Publier un commentaire

<< Home